En 1796, Philipe Pinel libère les aliénés de l’hôpital Bicêtre de leurs chaînes; 200 ans plus tard, Alexandra Gatica rencontre 3 musiciens (Nicolas Krassilchik, Nicolas Roudier et Rémi Sagot), au 26 de la rue qui porte le nom du célèbre docteur.<br>Ensemble ils décident de former le groupe 26 Pinel. Contrebasse, guitare sèche, batterie, la formation est tout d’abord acoustique, leur permettant d’écumer les bars et les petites salles parisiennes. Petit à petit ils rajoutent des samplers et autres machines. Emmenés par le charisme de leur chanteuse, le 26 Pinel se forge une solide réputation de «groupe de scène». Avec des concerts explosifs pendant lesquels Alexandra rentre de manière étonnante dans la peau des personnages de ses chansons, le groupe conquière rapidement l’underground parisien. C’est ensuite au tour de la province où ils se produisent dans de nombreuses salles et assurent les premières parties d’artistes confirmés tels Tété, Java, Paris Combo ou -M-. En 2003, avec leur premier album «Tout ceci n’est pas si sur», le 26Pinel commence à se faire connaître. Pendant plus de 2 ans, les concerts s’enchaînent à travers toute la France, suivis par un public fidèle et de plus en plus nombreux. Fin 2005, quand des idées commencent à germer pour l’élaboration d’un nouvel album, le groupe se tourne naturellement vers Fixi (Java, Tony Allen, Winston Mc Anuff) pour le réaliser. Ce dernier qui les suit depuis leurs débuts connaît bien leur musique et va, grâce à ses arrangements, affirmer leur univers et accentuer le côté féerique, parfois délirant, de leurs compositions. L’album «Conversation de fin de rêve » voit le jour en 2006. Il reflète parfaitement la personnalité du groupe. Des textes poétiques relatent l’enfance, la relation amoureuse, sur des musiques qui invitent à la rêverie. Alexandra Gatica nous fait partager ses blessures ses doutes, sans aucune complaisance, mais en nous laissant toujours entrevoir une échappatoire. Car le 26 Pinel c’est aussi une formidable énergie au service d’un humour dévastateur, comme si Mary Popins avait libéré les pensionnaires de l’H.P. de « Vol au-dessus d’un nid de coucou ». Comme si la magie et l’imaginaire étaient les seuls remèdes à la folie qui sommeille en chacun d’entre nous. Début 2006, les quatre membres de 26 Pinel ont été rejoins par Florian au clavier qui les accompagne désormais en concert.